| QUÉBEC, le 16 juin /CNW Telbec/ - «Par leurs taxes et leurs impôts, les Québécoises et les Québécois consacrent des sommes considérables au secteur de la santé et des services sociaux. Il est normal en retour qu'ils soient informés des retombées de ces investissements. En outre, les concitoyens tiennent à être éclairés sur les grands enjeux qui se présentent en ce domaine, ainsi que sur les choix à faire pour garantir la pérennité et l'amélioration de notre système de soins et de services. Tous ces objectifs sont favorisés par la création du poste de Commissaire à la santé et au bien-être, que l'Assemblée nationale vient de confirmer en adoptant le projet de loi 38.» C'est ce qu'a déclaré aujourd'hui le ministre de la Santé et des Services sociaux, monsieur Philippe Couillard, dans la foulée de l'adoption de ce projet de loi.
En vertu de cette nouvelle loi, le Commissaire à la santé et au bien-être sera nommé pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Chaque année, il fera rapport sur la performance du système de santé et de services sociaux, tout en proposant des changements susceptibles d'en améliorer l'efficacité et l'efficience. L'information qu'il rendra publique favorisera un débat au sein de la population sur des éléments comme : - La performance globale du système de santé et de services sociaux, - les déterminants de la santé et du bien-être, - la qualité, l'accessibilité, l'intégration, l'assurabilité et le financement des services, - le recours aux médicaments et aux technologies, - ou encore les considérations éthiques.
"À la lumière des travaux tenus par la Commission des affaires sociales, des améliorations ont été apportées au projet de loi initial. Par exemple, le mode de nomination prévu au projet de loi adopté prévoit qu'un comité de candidature proposera au gouvernement une liste de personnes qu'il juge aptes à occuper le poste de Commissaire, ce qui est de nature à assurer son indépendance et sa crédibilité. D'autre part, un Forum de consultation de 28 membres, rattaché au Commissaire, permettra de véhiculer le point de vue de citoyens, d'acteurs du système et d'experts sur les sujets traités", a expliqué le ministre.
Sur la question de l'examen des plaintes, monsieur Couillard a rappelé que les députés poursuivront à l'automne l'étude du projet de loi 83, qui propose notamment le rattachement du Protecteur des usagers au Protecteur des citoyens, qui relève directement de l'Assemblée nationale. |